À chacun sa raison de faire du bénévolat

 À chacun sa raison de faire du bénévolat

André Soucy a décidé de suivre les traces de son père et ainsi poursuivre son engagement au sein de sa communauté.

Toutes les raisons sont bonnes pour s’impliquer dans sa communauté. Certains le font par motivation personnelle, par désir d’aider autrui, par passion, et certains le font même par valeur familiale.
André Soucy s’implique depuis toujours dans sa communauté. Ancien directeur général d’une télévision communautaire, il offrait aussi son temps pour aider les organismes de sa région.
Puisqu’il s’était déjà engagé avec tous ces organismes, c’était donc tout naturel pour lui de poursuivre son implication à sa retraite. « J’ai travaillé pendant toute une vie dans la communauté. Quand j’ai pris ma retraite, je me suis dit que je ne voulais pas arrêter tout ça. »
Alors qu’il se quittait son milieu professionnel, M. Soucy a choisi de poursuivre ses implications bénévoles auprès des organismes qu’il connaissait bien.
« Je collaborais avec la Corporation de développement communautaire Rond Point, un organisme regroupant les organisations communautaires. J’ai décidé de m’impliquer au sein de quelques-uns d’entre eux. J’ai opté pour Les Résidences du Bel Âge de la Vallée du Lièvre, un édifice de 60 logements offrant des locations à prix modique, et la Table de Bethléem, qui offre gratuitement des repas aux enfants de familles moins fortunées. »
La motivation initiale de son implication lui vient de son paternel. « Le départ de tout ça, c’est mon papa. Mon père a été longtemps membre des Chevaliers de Colomb, il a été impliqué dans la
Saint-Vincent de Paul. Quand j’étais plus jeune, j’étais l’aîné et j’ai participé à plusieurs activités qu’il organisait. C’est donc un peu la continuité de tout cela. »
Même si la crise sanitaire a été difficile pour beaucoup de gens, l’homme de 77 ans n’a pas hésité à poursuivre ses implications. « C’est sûr qu’avec la COVID-19, j’ai vécu une remise en question. Pour un homme de mon âge, être en contact avec les enfants pendant la crise, ça peut faire peur. Toutefois, je n’ai pas réfléchi plus loin que ça, pour moi c’était essentiel de continuer. »
Si c’était naturel pour M. Soucy d’être au service de sa communauté, pour d’autres ce n’est pas nécessairement aussi simple. Josée Séguin, par exemple, est une préretraitée ayant décidé d’offrir du temps au sein d’un organisme pour des raisons plus personnelles.
Elle souhaitait, tout d’abord, socialiser et rencontrer différentes personnes. Elle espérait également obtenir un petit revenu substantiel. En effet, certains organismes offrent de rembourser les frais de kilométrage ou d’autres types d’allocations.
« Puisque je n’avais pas de fonds de pension, je désirais continuer à travailler, mais je voulais le faire en toute flexibilité, mentionne-t-elle. C’est ce que pouvait m’offrir la Corporation des transports adapté et collectif de Papineau. Puisque j’ai toujours travaillé avec les gens, c’était beaucoup moins difficile de faire du bénévolat dans le domaine du transport. »
La résidente de Montpellier, dans la Petite-Nation, affirme qu’il y a peu de côtés négatifs à faire du bénévolat. « C’est certain qu’il y a des enjeux avec la météo et parfois avec la clientèle, mais ça se passe plutôt bien en général. »
Ginette Lanthier est une autre bénévole impliquée dans le transport collectif. Pour elle, c’était important d’offrir de son temps aux organismes qui avaient des besoins.
« J’ai travaillé pour des organismes à but non lucratif en santé mentale, j’ai vu qu’il y avait des manques dans les régions éloignées au niveau du transport. Je voulais aider les gens défavorisés monétairement et psychologiquement. Pour ces personnes-là, ce sont peut-être les seules sorties qu’ils font, une fois par mois. Je fais aussi du bénévolat dans un centre de personnes âgées pour aider les gens délaissés de la société. Je ne suis pas d’accord à laisser les gens de côté. »
« Je pense que pour ceux que ça va bien dans leur vie, ils devraient avoir cette mission, aider les gens », de conclure
Mme Lanthier.

Jean-Matthieu Laporte

jm@journalles2vallees.ca