QUELQUE CHOSE À SE METTRE SOUS LA DENT AFIN D’OPTIMISER SON APPRENTISSAGE SCOLAIRE

 QUELQUE CHOSE À SE METTRE SOUS LA DENT AFIN D’OPTIMISER SON APPRENTISSAGE SCOLAIRE
Grâce à des organismes communautaires tels que l’Alliance alimentaire de Papineau ou encore la Table de Bethléem, des centaines d’élèves apprennent le ventre plein.

L’organisme de Buckingham, la Table de Bethléem, poursuit sa mission de nourrir les jeunes qui n’ont pas accès à une alimentation adéquate. Désormais chapeauté par la banque alimentaire la Mie de l’entraide, il continue de desservir la région de la Lièvre.

« Déjà, les jeunes venaient manger sur place à l’heure du midi, explique la directrice de la Mie de l’entraide, Anne Mercier. Or, avec la pandémie, le nombre d’élèves a beaucoup diminué. C’est pourquoi on a décidé de livrer les dîners aux écoles de la région. Il faut dire que depuis, la demande ne cesse d’augmenter. »

Tant et tellement que l’organisme peine à rentabiliser son activité. 400 plats par semaine sont préparés. La Mie de l’entraide envisage aménager son espace de travail afin qu’une cuisine de transformation permette de concocter ces plats sur place, à faibles coûts.

« Pour l’instant, nous devons engager des services traiteurs », spécifie-t-elle, attestant qu’il s’agit non pas d’une, mais de deux entreprises sous-traitantes, la pénurie de main-d’oeuvre affectant le domaine de la restauration. La banque alimentaire, quant à elle, fournit les à-côtés, comme les collations, breuvages et desserts.

Par ailleurs, l’organisme invite les citoyens à donner des denrées ou encore à contribuer financièrement afin d’appuyer cette démarche, qui a un impact considérable dans l’est de Gatineau. Les écoles Saint-Laurent, Saint-Michel, du Boisé, du Ruisseau et Elementary School de Buckingham sont desservies.

LA PETITE-NATION REDOUBLE D’AMBITION

À Saint-André-Avellin, l’organisme qui défend l’autonomie alimentaire, soit l’Alliance alimentaire de Papineau, a l’ambition de « servir des petits déjeuners à l’entièreté des écoles de la MRC Papineau », lance le directeur de l’organisme, Pascal Morel.

En ce moment, ce centre livre des petits déjeuners de façon quotidienne à 75 élèves dans le secteur de Papineauville. Bientôt, il répondra aux besoins de deux autres établissements scolaires, situés à proximité, à même le village où il opère.

C’est en partie grâce au Club des petits déjeuners que l’Alliance alimentaire de Papineau est en mesure d’offrir un tel service présentement, souligne le directeur. « Nous avons la chance d’être financés par le Club des petits déjeuners. En échange, nous livrons des plats faits maison, qui résultent aussi de nos activités anti-gaspillage, à l’instar du glanage. »

L’ESCOUADE ANTI-GASPILLAGE

Mise en place par la Table de Concertation sur la Faim et le Développement social de l’Outaouais (TCFDSO), l’escouade anti-gaspillage coure le territoire, urbain comme rural, confirme le coordonnateur de l’organisme, François Pays.

« Nous visons à ce que cette idée se décentralise au maximum, afin qu’elle puisse être opérée de façon autonome dans les localités », affirme-t-il.

En ville, il s’agit plutôt de récupérer les aliments qui seront jetés à l’épicerie. En région, les fermes remplacent les supermarchés, invitant les gens à « glaner » les surplus de récoltes qui ne pourront être mis en vente.

Cela est seulement une des nombreuses façons d’assurer une saine alimentation pour tous en Outaouais, à la TCFDSO. Il y a aussi l’implantation de cuisines collectives ou encore de réfrigérateurs publics, installés à l’extérieur et où tous peuvent se servir.

Ce grand acteur est également le créateur d’une carte localisant les déserts alimentaires dans la région, dans le but d’y remédier.

« Nous souhaitons agir davantage au nord de la Vallée-de-la-Gatineau, dans les communautés autochtones telles que Kitigan Zibi, près de Maniwaki. Notre démarche est encore embryonnaire, mais nous voulons rencontrer les leaders de la communauté afin de voir comment nous pouvons collaborer », rapporte le coordonnateur.

Charlotte Leblanc-Haentjens

charlotte@journalles2vallees.ca