LE CLUB DE SPORTS ROULANTS DE GATINEAU RECRUTE POUR PARTICIPER AUX JEUX DU QUÉBEC DE 2022

 LE CLUB DE SPORTS ROULANTS DE GATINEAU RECRUTE POUR PARTICIPER AUX JEUX DU QUÉBEC DE 2022
« Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre. » Ces paroles du fondateur des Jeux olympiques modernes, Pierre de Coubertin, résonnent dans le coeur de nombreux athlètes et dans celui du sportif paralympique accompli, Matthieu Parent.

Dès lors, pratiquer une discipline sportive avec un handicap atteint un autre sommet dans ce dépassement de soi et dans la persévérance, mais aussi pour rompre l’isolement.

L’athlète de haut niveau a notamment participé aux Jeux du Canada de basketball en fauteuil roulant en 1995. C’est en para-athlétisme qu’il a décroché une médaille de bronze en 2000, à Sydney, pour le relais 4×100 mètres.

Aujourd’hui, la relève représente un de ses objectifs. Il voit d’ailleurs dans cette discipline une occasion de faire connaître les sports adaptés, mais aussi d’être inclusif.

« Le Club de sport en fauteuil roulant de Gatineau est relativement récent. Ça fait un petit peu plus de deux ans qu’on est constitué. On n’a pas pu travailler au niveau du recrutement à cause de la COVID-19. »

Cependant, en mars 2022 devraient se tenir les Jeux du Québec. L’organisme espère donc mobiliser assez de jeunes pour représenter cette discipline lors de l’évènement provincial.

« On est qualifié au niveau régional, pour l’Outaouais, indique-t-il. En revanche, il nous manque des joueurs pour finaliser notre participation aux Jeux du Québec. »

Aux Jeux du Québec, le basket-ball en fauteuil roulant se pratique à trois contre trois. Les paniers se trouvent à une hauteur de huit pieds. Les règles restent les mêmes que pour la version debout où s’affronte deux équipes de cinq.

Les joueurs intéressés devront être âgés de 15 ans et moins.

L’un des défis, précise également l’entraîneur, consiste à créer une triade avec une combinaison de handicaps pour remplir les critères de sélection.

« Les personnes avec un handicap ont un avantage sur celles qui n’en ont pas. Tout le monde est assis dans un fauteuil selon le type de handicap. Il y a un système de classification. On n’a pas le droit de dépasser un maximum de15 points sur le terrain. On a besoin de travailler sur notre recrutement pour trouver des gens de tout type de handicap, des gars comme des filles.»

Chaque équipe qui participera à la finale provinciale d’hiver du 4 au 12 mars prochains à Rivière-du-Loup sera mixte. Des personnes sans handicap peuvent même intégrer un trio. Comme les autres joueurs, ils évolueront en fauteuil roulant durant la partie.

« En ce moment, nous n’avons pas suffisamment de joueurs avec un handicap pour participer aux Jeux du Québec. Il faut en trouver trois ou quatre. »

Mais la situation sanitaire a porté un coup dur au projet de Matthieu Parent, également président du Club gatinois. En effet, sa sensibilisation sur les opportunités paralympiques auprès des jeunes dans les écoles a été arrêtée nette. Avant le début de cet épisode COVID-19, une quinzaine d’athlètes avaient répondu à l’appel.

L’entraîneur du Club de sport roulant de Gatineau voudrait poursuivre sa lancée en ajoutant d’autres disciplines que le basket-ball et le boggia.

« Le hockey-luge existe à Gatineau depuis quelques années. Du côté du rugby en fauteuil roulant, l’objectif serait de ramener une équipe ici ou d’en créer une nouvelle. Ça va permettre d’avoir une compétition entre les deux régions [Gatineau-Ottawa]. Ça va pimenter le sport pour tout le monde. »

Par ailleurs, adhérer à une association comme celle-ci offre une occasion pour certains de sortir de l’isolement social.

« Pour quelqu’un en fauteuil roulant, ça va donner une opportunité de partager et d’échanger sur la vie de tous les jours. Comment tu gères ton fauteuil pour rentrer dans l’auto, pour transporter ton fauteuil de basket par exemple. »

Matthieu Parent considère donc d’abord qu’il est important de pratiquer un sport pour son bien-être avant de vouloir devenir un athlète international.

« J’ai des joueurs qui n’étaient pas capables de lancer un ballon, de l’attraper ou de se déplacer avec. On est là pour les aider à essayer. »

Avec le temps, bon nombre peuvent dire aujourd’hui qu’ils ont relevé leur défi, un jour à la fois.

Club de sport roulant de Gatineau
450 521-0913
matthieu_parent@hotmail.com

Isabelle Yde

isabelley@journalles2vallees.ca