L’ÉCOANXIÉTÉ TRANSFORMÉE EN ÉCOÉMOTION POSITIVE

 L’ÉCOANXIÉTÉ TRANSFORMÉE EN ÉCOÉMOTION POSITIVE
L’organisme Enviro Éduc-Action offre une variété d’outils pour verdir l’Outaouais, en s’adressant à la fois aux entreprises et organismes, aux familles ou encore aux écoles.

Parmi la panoplie de projets organisés par Enviro Éduc-Action, il y a la volonté de tenir des conférences sur l’écoanxiété prochainement. Celles-ci s’intituleront Vaincre l’écoanxiété chez les jeunes et se dérouleront dans les écoles, s’adressant tout particulièrement aux parents des élèves.

Car si l’Outaouais tente de s’adapter aux changements climatiques depuis plusieurs années, l’écoanxiété demeure une problématique moins connue de tous, selon la directrice générale d’Enviro Éduc-Action, Geneviève Carrier.

« Il n’existe pas beaucoup de ressources à ce sujet, ici en Outaouais. Nous voulons en informer les parents afin qu’ils puissent, eux aussi, être mieux informés de cette réalité pour prévenir d’éventuels signes d’écoanxiété chez leurs jeunes. »

Lors de ces conférences, qui comptent se tenir en 2022-2023, l’initiative québécoise Éco-motion sera invitée à titre d’experte, afin que ses spécialistes informent la population sur cette question.

« L’écoanxiété peut parfois provenir du milieu familial. Ce ne sont pas tous les parents qui sont prêts à changer leurs habitudes de vie, ou peut-être pas aussi vite que leur enfant le voudrait », explique Mme Carrier.

À QUOI RESSEMBLE L’ÉCOANXIÉTÉ

« Par exemple, si l’enfant rapporte qu’il a mal dormi parce qu’il pensait au plastique dans les océans, il serait important que ce dernier soit pris au sérieux. […] L’écoanxiété peut causer des troubles plus sévères, dont des maladies mentales », fait valoir la directrice générale, en précisant qu’elle n’est ni psychologue ni thérapeute.

Or, son organisme s’intéresse beaucoup à cette question. Non seulement dans le cadre des conférences futures, mais aussi dans l’ensemble des activités qu’il mène, notamment avec les plus jeunes, où ce phénomène d’anxiété face à la crise environnementale actuelle s’avère très présent.

« La littérature écrite sur le sujet propose comme solution d’être dans l’action, se mobiliser. C’est pourquoi nous proposons des activités visant à transformer notre quotidien, dans nos milieux familiaux notamment.

» Existant depuis 2005, Enviro Educ- Action constate énormément de changements au niveau de la conscience écologique, entre autres dans les écoles. Mme Carrier soutient que « la grande majorité des établissements scolaires procèdent au recyclage » et qu’un foisonnement de « clubs verts et de campagnes de sensibilisation » est en cours.

Elle croit, par ailleurs, qu’il serait plus juste de nommer l’écoanxiété par « éco-émotion ». À son sens, nous ressentons une panoplie d’émotions face à la destruction de l’environnement, « qui peut passer de l’inquiétude à la tristesse, à la colère, voire même à la mobilisation. »

Lorsque les étudiants sont exposés à la notion d’écoanxiété, cela soulage, selon elle.

Le fait de nommer le malaise aiderait à voir clair ainsi qu’à briser l’isolement. Pour accueillir la conférence Vaincre l’écoanxiété chez les jeunes au sein de son école, contactez Mme Carrier à l’adresse gcarrier@enviroeducaction.org.

Charlotte Leblanc-Haentjens

charlotte@journalles2vallees.ca